Info ou Intox ?

En ligne : 13 septembre 2009 par Rédacteur APF

Share |

Info ou intox ? Décrypter l’information santé sur le web.

voir aussi : Qui sommes nous ? Ce qu’on trouve sur moteurline La charte du site moteurline APF Ecoute Infos

1. Savoir sur quel type de site on se trouve 2. Tester la transparence d’un site 3. Vérifier la fiabilité de la source d’information 4. Le site du Dr Charles ATAN ou méthode Gai -Ritou : Attention, danger. 5. La qualité de l’information et vos droits sur Internet : les adresses clés

INTRODUCTION

C’est une banalité de dire que l’on trouve tout et n’importe quoi sur Internet. C’est aussi une réalité. Surtout quand les informations portent sur des sujets complexes comme la santé ou le handicap.

En matière d’information santé, l’internaute est confronté à différents types de risque : L’illégalité de certaines pratiques : exercice illégal de la médecine, vente ou publicité illégale de médicaments, Le détournement d’informations de santé personnelles (non respect du secret médical, enregistrement, conservation et cession de ses informations à d’autres fins que celles affichées, profiling : utilisation des données personnelles de l’internaute pour réaliser des " profils " à finalité commerciale, etc.), La mauvaise qualité des informations mises en ligne (manque de fiabilité, informations inexactes, incomplètes, partiales, fantaisistes, mal adaptées à la situation de l’internaute s’il est lui-même concerné par un problème de santé).

Concernant les deux premiers points qui représentent des pratiques illégales, moteurline ne peut que renvoyer aux organismes chargés de faire respecter la loi (cf. coordonnées ci-dessous) et souligner que notre site n’utilise pas les données personnelles de ses internautes (pas de formulaires à remplir, pas d’abonnement en ligne, pas de forum ou de "chat"). Les adresses mails des internautes utilisant la rubrique "contact" ne sont pas conservées ni utilisées à d’autres fins que la réponse apportée par la même voie. Concernant la qualité de l’information, étant donnée la complexité et la diversité de l’information sur les situations de handicaps, moteurline souhaite proposer à ses internautes quelques outils pour une lecture critique des pages web consacrés aux handicaps. Retour haut de page Quelques trucs permettent de se faire rapidement une idée de la fiabilité de l’information : Savoir sur quel type de site on se trouve, Tester rapidement la transparence du site (pouvez-vous savoir qui donne l’information et pourquoi ?), Vérifier la fiabilité de la source de l’info, notamment quand elle est technique (ex : infos " médicales "), Se méfier dès que des " signes d’alerte " peuvent être détectés Connaître les adresses sur la qualité des informations et sur vos droits en tant qu’internautes

1. SAVOIR SUR QUEL TYPE DE SITE ON SE TROUVE

Internet est " libre ". Toute personne, tout organisme peut y créer un site. Les interdictions sont très rares et portent sur des sujets particuliers (pédophilie, incitation au racisme, etc.). Certaines interdictions, comme la publicité pour certains médicaments (remboursables), n’existent qu’en France et ne s’appliquent pas toujours aux sites hébergés hors de nos frontières.

La loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie stipule que (Code de la santé publique) : "Art. L. 161-38. - La Haute Autorité de santé est chargée d’établir une procédure de certification des sites informatiques dédiés à la santé et des logiciels d’aide à la prescription médicale ayant respecté un ensemble de règles de bonne pratique. A compter du 1er janvier 2006, cette certification est mise en oeuvre et délivrée par un organisme accrédité attestant du respect des règles de bonne pratique édictées par la Haute Autorité de santé."

Ces dispositions viennent de trouver un cadre d’application (voir pages HAS ) début 2008, sous la forme d’une démarche volontaire des sites Internet de se plier aux critères de transparence de la fondation suisse HON (health on the net), labellisée par la haute autorité de santé. www.moteurline.apf.asso.fr et les sites d’APF Ecoute Infos sont entrés dans cette démarche officielle et demander le label HON. En sachant que nous n’avons pas attendu cette officialisation puisque depuis son ouverture, et notamment aus sein de la présente page moteurline et les autres sites s’appuient explicitement sur les critères HON (cf. Ci-dessous).

Malgré ce type de démarche et de labellisation volontaire , qui concerne la transparence et l’indépendance des sites (ce qui est déjà beaucoup !) mais pas le contenu et la fiabilité de l’information, aucun site n’a été ni ne sera supprimé en raison du manque de rigueur des informations mises en ligne et la certification ci-dessus ne visera qu’à donner une plus value aux meilleurs et non à signaler ceux qui peuvent présenter un des risques évoqués ci-dessus. Retour haut de page C’est pourquoi la règle numéro 1 est de savoir : qui donne l’information ? Il y a plusieurs types de sites : aucune catégorie n’est a priori gage d’une bonne information ou, à l’inverse, l’indication d’un manque fiabilité. Mais pour chaque catégorie, l’internaute doit se poser quelques questions de base :

Les sites institutionnels : Ce sont les sites du gouvernement, de l’administration, des organismes publics (Sécu) et des instances officielles (Commission nationale informatique et liberté, Conseil national des médecins, Agences, etc.)… Ils présentent le plus souvent une information rigoureuse, validée, officielle. Les sites sont souvent beaucoup mieux faits et plus attrayants qu’un guichet dans une administration ! ! Ce sont donc des sources précieuses et solides d’information dès lors qu’il n’y a pas d’enjeu politique sous-jacent. Ce qui ne signifie pas qu’on y trouve " toute l’information " ni que, pour une question donnée, on y trouve l’information la plus pertinente. Les sites commerciaux : Il ne s’agit pas forcément de sites vendant des produits en ligne, mais de sites gérés par des organismes à but lucratif (entreprises commerciales), souvent destinés au grand public. Il en existe très peu dans le champ du handicap (moins rentable ?). Mais de nombreux sites santé généralistes présentent des informations sur des maladies invalidantes. L’information y est généralement correcte et signée par des médecins, mais en matière de handicap elle est très souvent succincte et incomplète. Attention :
- Aux sites qui, à partir d’une information sur votre handicap, vous conduisent doucement en un ou deux " clics " à des pages internet de vente de produits ou de services.
- A bien distinguer un article d’information d’une " publi-information ".
- Aux conflits d’intérêt : si un site est géré par un laboratoire qui produit un médicament à l’essai dans telle maladie, ce qu’il vous dira des traitements sur cette maladie sera probablement " exact ", mais est-ce que ce sera complet ?! N’oubliera-t-il pas au passage de citer le traitement proposé par un des ses concurrents ? Conclusion : A voir de près, sans procès d’intention mais sans naïveté ! Retour haut de page Les sites associatifs : ce sont parfois les meilleurs, parfois les pires ! Une association peut être le classique regroupement de personnes concernées par un handicap donné, et c’est alors souvent une précieuse source d’informations, ce d’autant que l’association s’appuie sur un conseil scientifique ou médical ou sur un réseau de référents en santé. Mais cela peut être également la façade d’un gourou proposant de soigner la sclérose en plaques par le venin de crapaud ! Ou un organisme para-administratif, ou une " association de recherche" qui réunit quelques personnes seulement mais collecte des fonds sur Internet, ou encore une soi-disant " société savante " qui n’est que la partie visible d’un lobby pour telle méthode thérapeutique plus ou moins contestable. Ou encore un organisme qui vend des formations ou stages sur le net. C’est donc la connaissance qu’on peut avoir d’une association donnée, beaucoup plus que le " label " d’association en lui-même, qui doit aider à juger de la fiabilité de ce qui est fourni sur le site. NB : les sites associatifs peuvent être " institutionnels " ou " d’information ". Dans le premier cas, ils présentent d’abord l’association, son réseau, ses services. Dans le second, leur objectif est d’abord l’information des internautes sur un sujet donné et non sur l’association elle-même. Mais le plus souvent, les deux éléments sont mêlés sur le même site et il convient de faire la part des choses : une association, au même titre qu’une institution officielle, peut avoir intérêt à orienter l’information qu’elle délivre (elle peut être fiable mais partielle). moteurline.apf.asso.fr n’échappe pas à cette règle et la valorisation des productions de l’APF y occupe - sciemment - une place de choix (Site éditeur de documents, renvoi vers le site institutionnel ou son catalogue en ligne). Au total, pour les sites associatifs comme pour les autres sites, il convient de " tester " la transparence du site et de se faire une idée de la fiabilité de l’information elle-même. Les portails et sites des établissements de santé, universités, etc. : A ne pas confondre avec les "portails santé" grand public, qui pour l’essentiel relèvent d’une démarche commerciale. Il s’agit de services proposés notamment par de grands centres hospitaliers ou des Universités. Ils ont l’intérêt de cumuler un but non lucratif et un environnement scientifique gage de rigueur et de fiabilité. Ils sont par contre souvent trop généralistes pour être aussi performants sur les handicaps que sur les maladies plus fréquentes. D’autre part, ils présentent des informations (ou des liens) parfois assez techniques et accessibles à un public plutôt professionnel. Ce qui n’empêche pas que chacun puisse y trouver des informations précieuses.

Les sites personnels et les blogs : Ce sont les plus nombreux et, comme pour les associations, il y a de tout ! D’une façon générale, l’information donnée n’y est pas validée, sauf quand il s’agit de la reproduction d’une source citée . Cela ne veut pas dire qu’ils ne soient pas intéressants à consulter, au contraire : ce sont de vraies mines ! Mais c’est comme au café du commerce : hors le cas où le Webmestre est un professionnel compétent dans le domaine qu’il traite, on peut tomber au comptoir sur le quidam qui est vraiment (devenu) spécialiste de la question comme sur un baratineur dont l’assurance imperturbable cache un savoir très approximatif…

Attention encore : Aux traductions automatiques : soit réalisées par des moteurs de recherche, soit par des sites eux-mêmes. Il n’est pas difficile de voir que " ça y en a mauvais français ", mais les approximations de vocabulaires ou de syntaxe peuvent vraiment déformer une information, notamment technique… Aux informations des listes de discussion (mailing list) ou des forums : véritables mines d’informations, notamment sur les nouveautés, certaines listes de discussion sont des sources précieuses, qui font profiter leurs abonnés du " surf " réalisé par tous leurs membres. Leur intérêt principal est l’échange entre "personnes concernées". Mais sauf exception, il n’existe pas de filtre d’entrée des membres ni de filtre de publication des informations, on y trouve donc le meilleur et le pire.

2. TESTER L A TRANSPARENCE D’UN SITE

Pour juger d’une information, le premier critère est : puis-je identifier celui qui me la donne ? Si je sais qui signe, je peux me faire une idée de la fiabilité de l’information (cf. § 3), si je sais qui signe, c’est qu’il ne se cache pas derrière son site et qu’il ne me cache pas ses propres buts et intérêts : je peux non seulement savoir à quel titre il parle (comme citoyen, comme expert, comme marchand d’info, etc.) mais aussi comment il a sélectionné l’information qu’il me donne…

On peut proposer une grille de lecture en 8 CRITERES :

1. L’information est signée et datée :
- l’article n’est pas anonyme et la qualité du signataire (ex : médecin, parent d’enfant handicapé) est identifiée,
- la date de la dernière mise à jour de la page web est indiquée (et pas seulement celle de la page d’accueil),

2. L’information technique (médicale) est référencée
- Si l’information est la reproduction d’un texte ou d’un article publié en version " papier ", la publication est référencée : nom des auteurs, nom de la revue ou du livre, éditeur, date de parution, numéro de volume, etc.
- Si le texte cite des sources d’informations (livre, etc.), ces sources sont indiquées précisément (bibliographie).

3. L’information est indépendante - le financement du site est indiqué :
- On sait s’il s’agit d’un site commercial, d’une association, d’un particulier, d’une institution…
- il n’y a pas de " conflit d’intérêt " entre le gestionnaire du site et le sujet traité (sinon ce conflit est déclaré explicitement),
- La publicité est nettement distinguée de l’information, notamment dans les parties rédactionnelles (textes),
- le financement du site est indiqué (on sait s’il dépend d’une subvention, d’une entreprise, d’une association…).

4. La méthodologie de sélection de l’information est indiquée :
- On sait comment l’information fournie a été choisie et sur quels critères (voir par exemple les critères d’moteurline.apf.asso.fr à la rubrique " Ce qu’on trouve sur moteurline.apf.asso.fr ? ",
- Le site affiche ses préférences, ses choix, ses options, ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas, ses limites éventuelles.

5. Les liens intra site sont distingués des liens vers d’autres sites :
- On est averti par un message, ou par un cadre différent, quand on quitte le site à partir d’un lien qui est proposé ; on ne se retrouve pas " par hasard " sur un autre site qui n’a rien à voir avec celui qu’on consultait.

6. Le site respecte la loi, notamment en matière d’informatique et de libertés
- Conformité aux recommandations de la Commission nationale informatique et libertés sur l’utilisation des données nominatives (mentions légales présentes),
- Pas de consultation médicale en ligne (mention sur les limites de l’information et des réponses qui sont données),
- Pas de publicité ou de vente de médicaments remboursables ou sans autorisation en France,
- Pas de données nominatives cédées ou échangées, même avec l’accord des personnes.

7. Le gestionnaire du site est identifié et joignable
- On peut identifier et joindre le webmestre (et il vous répond !),
- On peut identifier et joindre la personne validant l’information (et elle vous répond !),
- On peut identifier la personne (morale ou physique) gérant le fonctionnement du site.

8. (facultatif) Le site informe les internautes sur leurs droits et/ ou adhère à une charte d’éthique ou de qualité
- Le site informe (directement ou par des liens) les internautes sur leurs droits (comme la présente rubrique d’moteurline.apf.asso.fr !).
- Le site propose parmi ses liens les organismes officiels de contrôle ou de régulation (CNIL, etc.).
- Le site adhère à une charte d’éthique ou de qualité (en sachant qu’il n’existe à ce jour aucune charte ni label officiel(le) en France).

3. VERIFIER LA FIABILITE DE LA SOURCE DE L’INFORMATION

Cela concerne surtout l’information technique, notamment médicale. Même quand on connaît bien un sujet, par exemple parce qu’on est atteint d’une maladie ou d’une forme donnée de handicap, il est très difficile d’être sûr que ce qu’on lit sur cette maladie ou ce handicap est vraiment fiable, vérifié. Sans que cela soit une garantie absolue, on peut avoir en tête des niveaux de confiance qui donnent une indication précieuse (un peu comme les logos à la télévision : accord parental souhaitable, etc.) à partir de laquelle chacun choisira pour lui-même. Attention, il s’agit d’un niveau de confiance, pas d’une appréciation automatique de la qualité de l’information (ex : un article trouvé dans Le Monde est souvent plus fiable que dans la presse " people ", mais ce n’est pas vrai à 100%) :

1. L’information est purement déclarative : attention !
- On ne sait pas qui la donne (ou si elle est signée, on ne sait pas quelle est la qualification du signataire)
- On a donc aucune garantie sur la qualité de cette information. 2. L’information est signée par une personne concernée mais non spécialiste : intérêt et prudence !
- Ce peut être une personne malade ou handicapée, un proche (un parent),
- C’est quelqu’un qui " sait de quoi il parle ", mais qui ne maîtrise pas forcément les termes et les concepts techniques et qui, en voulant bien faire, peut parfaitement donner de fausses indications.
- Dans ce niveau de confiance, on trouve du très bon et du très mauvais : mieux vaut vérifier auprès d’autres sources. 3. L’information est signée par un spécialiste de la question : confiance et prudence
- Ce n’est pas forcément un médecin mais un professionnel compétent dans son champ de formation et d’exercice.
- La confiance en sa signature ne vient pas seulement de sa qualification mais aussi du fait que, comme professionnel (notamment pour les médecins) il engage sa responsabilité en délivrant une information (sur Internet ou ailleurs).
- Prudence : tout médecin n’est pas spécialiste de tout et tout professionnel ne peut pas écrire un article médical (inversement, un médecin qui s’aventure hors de son domaine n’est pas forcément crédible)...
- Prudence : une information pour être fiable doit souvent être détaillée, et c’est rarement possible dans les textes très courts, les définitions rapides : une information peut être exacte mais tellement incomplète qu’elle perd son sens ou le déforme. 4. L’information est la reproduction d’un article publié et référencé : confiance cadrée
- Le texte publié (sur papier) doit être précisément référencé (nom de la revue, du journal ou du livre, éditeur, date de publication, noms des auteurs, etc.). On doit pouvoir le retrouver.
- Le niveau de confiance est bon : on sait précisément qui a donné cette information et dans quel cadre,
- Mais le niveau de qualité de l’information doit être apprécié par le type de publication et par la qualification des auteurs : . Articles " journalistiques ", revues ou livres grand public, dans lesquels l’information est à prendre avec prudence (à valider par d’autres sources), . Revues spécialisées non professionnelles (ex : associatives) ou professionnelles générales : l’information est le plus souvent " filtrée " mais la qualité du signataire ou de l’éditeur est déterminante, . Revues scientifiques (médicales ou autres) à " comité de lecture " (le contenu des articles est évalué et corrigé avant publication), dont le contenu est validé et fiable, mais dont la forme est souvent très technique.

4. Le site du Dr " Charles ATAN " ou de la méthode " GAI -RITOU " : Attention, danger.

La médecine sur internet

Les médecins ne peuvent intervenir sur Internet (en France) que dans un cadre légal strict. Il n’ont notamment pas le droit d’y faire de la publicité pour eux-mêmes ou leur cabinet, ni de faire des consultations en ligne. Ils doivent limiter leurs réponses à des informations générales (non personnalisées). Ceci dans un but de protection des personnes : un médecin qui a déjà examiné une personne peut lui donner un conseil pertinent ensuite par mail, mais quand il ne l’a jamais vu, il prend un risque énorme (c’est la personne qui demande conseil qui prend le risque !) de passer à côté d’un élément important indépistable " virtuellement ". Le Conseil national de l’Ordre des médecins, qui est la principale autorité de contrôle de la déontologie médicale, publie des règles et des recommandations qu’on peut consulter sur son site

Ces règles doivent alerter l’internaute sur le fait que tel gestionnaire de site ne respecte pas ces éléments. Mais surtout lui faire vérifier qu’il s’agit bien d’un médecin ayant le droit d’exercer (on peut par exemple vérifier dans l’annuaire en ligne des médecins inscrits au Conseil national des médecins). Car certains n’hésitent pas à signer " docteur ", alors qu’ils sont " docteur ès science " et non docteur en médecine (voire pas " docteur " du tout !).

Médecin ou charlatan ? Retour haut de page Dans le champ des handicaps et des maladies chroniques, les " Dr charlatans " foisonnent qui vantent les mérites de leur méthode efficace sur presque tout, ou de leur institut capable de refaire marcher n’importe quel enfant handicapé. Un bon moyen de les dépister est que, le plus souvent, ils sont les seuls à proposer ce traitement miracle et ça, c’est très douteux : quand un traitement marche, qu’il vienne d’une recherche officielle (d’un laboratoire public ou privé) ou d’une découverte personnelle en marge, il est aussitôt testé, vérifié, validé et utilisé par d’autres praticiens : c’est tout simplement leur intérêt. Les traitements efficaces qu’un seul thérapeute est capable de délivrer, ça n’existe pas ! Il faut donc " croiser son information ", par exemple à l’aide des moteurs de recherche : si la " méthode truc " renvoie toujours à la même personne, à la même officine ou au même "institut", il n’y a guère de doute : s’il n’y a qu’un "thérapeute", c’est qu’il n’y a qu’un compte en banque pour encaisser l’argent des crédules…

5. LA QUALITE DE L’INFORMATION ET VOS DROITS SUR INTERNET : LES ADRESSES CLES

Qualité de l’information, démarche qualité :

moteurline n’a pas vocation à lister les sites consacrées à la qualité en e-santé (l’ensemble des sites internet touchant à la santé). On peut citer quelques organismes clés :

La Fondation Health on the net (HON) qui fournit un " label " (sans valeur juridique en France mais intéressant par sa signification) aux sites respectant notamment les 8 critères de qualité suivants : 1. Tout avis médical fourni sur le site sera donné uniquement par du personnel spécialisé (diplômé) du domaine médical et des professionnels qualifiés, à moins qu’une déclaration explicite ne précise que certains avis proviennent de personnes ou d’organisations non médicales. 2. L’information diffusée sur le site est destinée à encourager , et non à remplacer, les relations existantes entre patient et médecin. 3. Les informations personnelles concernant les patients et les visiteurs d’un site médical, y compris leur identité, sont confidentielles. Le responsable du site s’engage sur l’honneur à respecter les conditions légales de confidentialité des informations médicales applicables dans le pays dans lequel le serveur (ainsi que les éventuels sites- miroir) est situé. 4. La source des données diffusées sur le site est explicitement citée avec, si possible, un hyperlien vers cette source. La date de la dernière modification doit apparaître clairement sur la page Web (par exemple : en bas de chaque page). 5. Toute affirmation relative au bénéfice ou à la performance d’un traitement donné, d’un produit ou d’un service commercial, sera associée à des éléments de preuve appropriés et pondérés selon le principe 4. ci-dessus. 6. Les créateurs du site s’efforceront de fournir l’information de la façon la plus claire possible, et fourniront une adresse de contact pour les utilisateurs qui désireraient obtenir des détails ou du soutien. Cette adresse (e-mail) doit être clairement affichée sur les pages du site. 7. Le support d’un site doit être clairement identifié, y compris les identitées d’organisations commerciales et non-commerciales qui contribuent au financement, services ou matériel du site. 8. Si la publicité est une source de revenu du site, cela sera clairement établie. Le propriétaire du site fournira une brève description de la règle publicitaire adoptée. Tout apport promotionnel ou publicitaire sera présenté à l’utilisateur de façon claire afin de le différencier de l’apport uniquement créé par l’institution gérant le site.

Autres sources d’information : e-qualité.com, devenu Temesis, est un site personnel très complet, consacré à la qualité sur le web (et non spécifiquement dans le champ de la santé ou des handicaps) qu’on pourra consulter pour approfondir cette thématique

Pour ceux qui lisent l’anglais, la health developpment agency britannique a créé un site très bien fait où l’on peut trouver une check-list simple d’utilisation pour vérifier la qualité d’un site santé.

Les principaux organismes de contrôle sur le Web

Leurs sites peuvent contenir des informations sur la qualité en e-santé, mais ils sont surtout répertoriés ici en raison de leur rôle de " gendarmes " chargé de faire respecter la loi, sur le web comme dans le " réel "…

Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) : Ses interventions concernent la loi de 1978 (en cours de révision début 2002) et principalement la question de l’utilisation des données personnelles. A lire particulièrerement la délibération portant adoption d’une recommandation sur les sites de santé.(doc .pdf) et la fiche technique spécifiquement consacrée aux précautions à prendre en consultant les sites web : Les sites Web, fiche thématique CNIL (document pdf, 1page).

Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) Instance déontologique par essence, le CNOM veille au respect par les médecins eux-mêmes de leurs obligations légales et déontologiques. Pour l’internaute, le site du CNOM est une source précieuse d’informations car il peut y trouver les règles d’exercice médical, les limites des interventions " en ligne " des médecins, mais également l’annuaire officiel des médecins inscrits à l’Ordre (condition nécessaire pour exercer la médecine en France) et vérifier ainsi que le Dr Untel, trouvé sur internet, est bien en position d’exercer légalement son art… Retour haut de page Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) C’est l’ancienne " Agence du médicament ", créée en 1998 avec des pouvoirs renforcés : elle est compétente en matière d’évaluation et de police sanitaire pour tous les produits de santé, qu’ils soient ou non soumis à autorisation (médicaments, produits sanguins, cosmétiques, dispositifs médicaux, produits thérapeutiques, organes, tissus et cellules…).

Évaluation de la qualité des sites e-santé et de la qualité de l’information de santé diffusée sur Internet (Revue de la littérature des outils d’évaluation). HAS, mai 2007, 87 pages.

Autres ressources

Le Forum des droits sur l’internet : premier rapport d’activité, année 2002

Isabelle FALQUE-PIERROTIN. Le Forum des droits sur l’internet (Paris). Paris ; La Documentation française ; 2003 ;251 pages ; 24cm. www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics

Le Forum des droits sur l’internet présente dans ce rapport une synthèse sur l’ensemble de ses travaux et plus généralement sur les nouveaux enjeux de droit et de société de l’année 2002 (lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité, protection de l’enfance, droit du travail et droit à la vie privée des salariés...). Il revient également sur les trois recommandations qu’il a rendues publiques en 2002 (internet et les modes alternatifs de réglement des différents, internet et communication électorale, relations du travail et internet). Le rapport est complété par trois dossiers consacrés à l’administration électronique, au cadre juridique des liens hypertextes (au regard de la propriété littéraire et artistique) et aux responsabilités liées à l’exploitation de forums de discussions. Mise ligne : le site de la Documentation Française , rubrique Bibliothèque des rapports publics.


Informations

Sclérose en plaques.

Autour de la journée mondiale de la sep le 31 mai 2017. Cliquer ici : www.sclerose-en-plaques.apf.as

Vacances.

APF EVASION : www.apf-evasion.org. Deux sites web de l’APF pour préparer vos vacances : Le (...)

Les numéros verts APF.

Les numéros verts APF. Des numéros verts d’écoute et de soutien : Des psychologues écoutent et (...)

Centre d’expertise et de ressources nouvelles technologies et communication.

APF C-RNT 5 bonnes raisons de vous abonner à nos services : Recevoir les publications (...)

Informations médicales

Les informations médicales de ce site ne peuvent être que générales et en aucun cas des (...)