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Sexualité et Polyarthrite rhumatoïde

Texte(s) extrait(s) de : Un amour comme tant d'autres ? Handicaps moteurs et sexualité. Dr B. Soulier. Ed. APF 2001,Chapitre XIV : Questions spécifiques à certains handicaps

Voir pages principales Sexualité et Polyarthrite de moteurline

1. Introduction
2. Contraception
3. Ménopause

1. INTRODUCTION

“La polyarthrite rhumatoïde est-elle une “briseuse” de couple ?” C’est une des questions posées dans La polyarthrite en cent questions de M. Dougados et al. (1998). Ce à quoi les auteurs répondent : “Les enquêtes permettent de répondre clairement à la question : non. Il n’existe pas plus de divorces chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde que dans la population générale. Il n’en reste pas moins vrai que la PR puisse retentir sur la vie conjugale et familiale. D’après l’enquête menée en 1994 par l’Association Française des Polyarthrites, environ un tiers des malades se sentent incompris par le conjoint. C’est pourtant la famille qui apporte le meilleur soutien pour supporter la maladie, qu’il s’agisse du conjoint (53%), des parents (25 %) ou des enfants (12 %)”.

2. CONTRACEPTION

À la suite de travaux épidémiologiques, M. Dougados et al. (1998) indiquent que :
- “les femmes prenant une contraception orale (pilule) pendant plusieurs années et/ou ayant beaucoup d’enfants, ont moins de risque de développer une polyarthrite rhumatoïde. Ces données suggèrent que les hormones sexuelles et notamment les œstrogènes ont un effet bénéfique sur la polyarthrite rhumatoïde ;
- l’utilisation d’anti-inflammatoires pourrait rendre le stérilet moins opérationnel (risque de grossesse). Ceci n’est cependant pas démontré formellement. Si possible, ne pas utiliser le stérilet ou y associer une contraception locale complémentaire pendant les phases ovulatoires (du 9e au 17e jour du cycle) ;
a tous les autres moyens contraceptifs peuvent être utilisés.”

3. MENOPAUSE

Pendant la ménopause, on conseille un traitement hormonal substitutif, excepté en cas de contre-indication formelle (cancer du sein, phlébite, embolie…), car il réduit le risque d’ostéoporose et les œstrogènes ne peuvent qu’avoir un effet bénéfique sur la polyarthrite.

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