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1.
INTRODUCTION
La
polyarthrite rhumatoïde est-elle une briseuse de couple
? Cest une des questions posées dans La polyarthrite en cent
questions de M. Dougados et al. (1998). Ce à quoi les auteurs répondent
: Les enquêtes permettent de répondre clairement à la
question : non. Il nexiste pas plus de divorces chez les patients souffrant
de polyarthrite rhumatoïde que dans la population générale.
Il nen reste pas moins vrai que la PR puisse retentir sur la vie conjugale
et familiale. Daprès lenquête menée en 1994 par
lAssociation Française des Polyarthrites, environ un tiers des malades
se sentent incompris par le conjoint. Cest pourtant la famille qui apporte
le meilleur soutien pour supporter la maladie, quil sagisse du conjoint
(53%), des parents (25 %) ou des enfants (12 %).

2.
CONTRACEPTION
À la suite de travaux épidémiologiques, M. Dougados et al.
(1998) indiquent que :
- les femmes prenant une contraception orale (pilule) pendant plusieurs
années et/ou ayant beaucoup denfants, ont moins de risque de développer
une polyarthrite rhumatoïde. Ces données suggèrent que les
hormones sexuelles et notamment les strogènes ont un effet bénéfique
sur la polyarthrite rhumatoïde ;
- lutilisation danti-inflammatoires pourrait rendre le stérilet
moins opérationnel (risque de grossesse). Ceci nest cependant
pas démontré formellement. Si possible, ne pas utiliser le stérilet
ou y associer une contraception locale complémentaire pendant les phases
ovulatoires (du 9e au 17e jour du cycle) ;
a tous les autres moyens contraceptifs peuvent être utilisés.
3.
MENOPAUSE
Pendant la ménopause, on conseille un traitement hormonal substitutif,
excepté en cas de contre-indication formelle (cancer du sein, phlébite,
embolie
), car il réduit le risque dostéoporose et
les strogènes ne peuvent quavoir un effet bénéfique
sur la polyarthrite.

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