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Sexualité
et maladie neuromusculaire - myopathies
Texte(s) extrait(s) de : Un amour comme tant d'autres ? Handicaps moteurs et sexualité. Dr B. Soulier. Ed. APF 2001,Chapitre XIV : Questions spécifiques à certains handicaps
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pages principales Sexualité et maladies
neuromusculaires de
moteurline

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Bien
quil y ait des exceptions, en général, dans
la plupart des maladies neuromusculaires, la fonction sexuelle
nest pas altérée par elle-même. Les
difficultés viennent de latteinte ou de la paralysie
des muscles.
1.
ATTEINTES DES MUSCLES
Musculature générale
La paralysie des membres supérieurs va diminuer les possibilités
dexploration du corps et de masturbation (J. M Verbois et al., 1996).
La faiblesse musculaire ou les rétractions du membre supérieur
vont également limiter lexploration globale du corps indispensable à tout
jeune garçon ou fille lors des modifications induites par ladolescence.
Ces jeunes peuvent sadapter et se masturber en utilisant des techniques
qui leur conviennent, comme pour les personnes IMC, en général à plat
ventre ou en se calant avec des coussins.
Muscles
génitaux
Laffaiblissement, par une maladie neuromusculaire, des muscles striés
volontaires dans la région pelvienne (autour du vagin et à la
base du pénis), qui se contractent pendant lorgasme, peut diminuer
la force de lorgasme et de léjaculation. Margaret Walh (1997)
le confirme pour la myasthénie et apporte des nuances : la faiblesse
du muscle ou les atteintes des nerfs qui les contrôlent varient selon
les différents types de myasthénie et pour les différentes
personnes atteintes dune même pathologie. De plus, cela ne se produit
pas systématiquement.
Par ailleurs, sachant que la majorité des muscles du vagin et de lutérus
chez la femme, des organes génitaux chez lhomme, sont des muscles
lisses qui se contractent sans quintervienne la volonté, on peut également
se demander si certaines dystrophies neuromusculaires (myopathies les plus
fréquentes), touchant également les muscles lisses (digestifs
),
ne pourraient pas provoquer des modifications dans le plaisir génital,
dans lintensité de lorgasme et de léjaculation.

2.
ATTEINTES DES NERFS
Margaret Wahl (1997) explique que dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth
et notamment dans la forme de Dejerine-Sottas, les nerfs responsables
de la sensibilité superficielle
et profonde peuvent être atteints et donner des pertes de la sensation
génitale ; et que dans lataxie de Friedreich, de nombreuses parties
du système nerveux sont affectées et la sensation est atteinte à des
degrés variables. La diminution des sensations sexuelles est bien réelle.
Dans ces cas, on peut penser que la qualité des sensations génitales,
de lérection et de lorgasme doit être atteinte.

3. RETENTISSEMENT HORMONAL
Margaret Wahl (1997) indique que des anomalies hormonales sont retrouvées
dans certaines maladies neuromusculaires, ce qui peut affecter la fonction
sexuelle et la fertilité. Dans lamyotrophie bulbo-spinale (ou
maladie de Kennedy), les hormones mâles (androgènes) ne sont pas
transportées dans les cellules par la voie habituelle. Ce phénomène,
qui ne touche que les hommes, peut affecter la fertilité et probablement
la fonction sexuelle.
Dans la dystrophie musculaire myotonique (de Steinert) les anomalies
hormonales affectent les deux sexes. La fertilité est parfois touchée.
Parfois les hommes ont une atrophie des testicules, parfois les femmes ont
des règles irrégulières et font des fausses couches. Cependant,
ces personnes se plaignent rarement de difficultés de la fonction sexuelle.

4. RETENTISSEMENT CARDIO-RESPIRATOIRE
Très souvent, une atteinte respiratoire est associée à la
maladie neuromusculaire. Il vaudra mieux conserver la sonde à oxygène
ou le respirateur, soit en place, soit à proximité lors débats
amoureux ou de masturbation, car la respiration saccélère,
ainsi que le rythme cardiaque et donc la consommation en oxygène augmente.
Une diffusion doxygène dans lair ambiant, proche de lemplacement
de la tête, peut déjà être une bonne solution dans
un premier temps. Un de nos patients, D. J. P., actuellement âgé de
trente ans, vit depuis un an en appartement thérapeutique avec une compagne.
Il est sous assistance respiratoire continue depuis quatre ans (J. M.
Verbois, 1996).
Des
problèmes cardiaques peuvent aussi être associés aux
maladies neuromusculaires. Si besoin est, le cardiologue prescrira un traitement
adapté, permettant laugmentation de la dépense dénergie
nécessaire à la relation sexuelle.
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