Institut d'Education Motrice
Données
FIESTA- APF
Données
générales ; Etiologies
et Déficiences motrices ; Déficiences
associées ;Dépendance
et Aides techniques ;
Fréquence des étiologies
Pour
statistiques détaillés
Sont
considérés ici les enfants ou adolescents accueillis
en IEM (16 IEM totalisant 963 usagers en 1998/1999 et 20 IEM en
97/98 pour 1354 personnes). Nous partons de l'hypothèse de
variations assez faibles entre IEM que pour permettre des comparaisons
entre ces 2 années malgré la non prise en compte de
4 établissements pour la dernière année.
Données
générales 
Le nombre
d'enfants originaires du même département que l'institution
d'accueil tend à baisser et s'ils représentent encore
un peu plus des deux tiers de l'ensemble de la population des IEM,
cette part est nettement inférieure aux SESSD ou aux CAMPS
dont la proportion atteint neuf enfants sur dix (quoi de plus logique
quand on sait que les seconds sont des structures de proximité
qui interviennent à domicile quotidiennement alors que les
IEM proposent des services comme l'internat ou le semi-internat
?).
Une grande part des enfants vivait au sein de leur domicile familial
sans prise en charge ou avec suivi libéral avant admission
en IEM (environ 37 %, chiffre stable depuis 2 ans) mais c'est surtout
l'augmentation régulière de la population en provenance
de SESSD qu'il est intéressant de souligner (18% en 1998/1999).
Un peu plus de la moitié des enfants de 3 ans ou plus au
moment de l'admission étaient scolarisés en milieu
ordinaire avant leur admission dans l'actuel IEM, un peu plus du
tiers l'étaient en milieu spécialisé et un
peu plus d'un enfant sur dix n'étaient pas scolarisé
(la question n'est pas renseignée pour un tiers d'entres
eux). La moyenne de l'âge d'admission en IEM reste à
8 ans, les classes d'âge les plus importantes sont toujours
les 3-6 ans et les 6-11 ans (36 % dans les deux cas).
En ce qui concerne l'âge moyen au sein de ce type d'établissement,
il se stabilise à douze ans et demi environ avec 47 % de
jeunes adolescents entre 11 et 18 ans. La fréquence des garçons
est supérieure à celle des filles, à l'instar
de tous les EME (60 % pour 40 %). Etablir un commentaire de
la possession ou non de la carte d'invalidité, du dernier
taux d'invalidité ou encore du bénéfice de
l'A.E.S (ou AAH) devient délicat sinon imprudent car les
situations inconnues augmentent sans cesse, elles s'échelonnent
en 98/99 de 18.5 % à 24.7 % (cette méconnaissance
varie en fonction de l'âge mais de façon non linéaire).
La majeure partie des enfants effectuent leur cursus scolaire dans
un établissement médico-éducatif, néanmoins
leur taux chute de 6 points (au profit d'établissements relevant
du ministère de l'Education nationale) pour concerner en
98/99, 74.7 % des individus. Cette tendance se trouve seulement
atténuée lorsqu'on comprend les populations les mêmes
établissements (au nombre de 16) ayant renseigné les
données les 2 années successives.12
% des enfants ne sont pas scolarisés. On retrouve comme pour
les SESSD de fortes variations géographiques en matière
d'accès à la scolarisation. Pour les enfants ou adolescents
scolarisés, le niveau se concentre essentiellement de la
maternelle petite ou moyenne section au CM1. Le "retard scolaire"
des 6 ans ou plus, estimé sur la base de la différence
entre l'année de naissance correspondant à une classe
de l'Education nationale et l'année de naissance de l'enfant,
est omniprésent. Une exploitation des données de l'année
1994-1995, portant sur 492 enfants accompagnés par un IEM
et âgés de 6 à 16 ans, montrait que seulement
9% parmi eux n'avaient pas pris de retard. Globalement ils avaient
un retard moyen de 3 ans et demi.
Le domicile familial est le lieu d'hébergement privilégié,
il englobe 66.7 % des enfants (soit une croissance de + 5.1 points),
à l'inverse l'internat classique (pensionnaire) qui représentait
en 95/96 22.6 % des hébergements recensés ne concerne
plus que 12% des adolescents 4 ans plus tard.
Etiologies
et Déficiences motrices
La
question relative au profil étiologique des IEM est mieux renseignée,
en effet le taux de non réponses baisse fortement (- 7.3 points)
et n'est désormais plus que de 3 %. Les lésions cérébrales constituent la catégorie la plus importante des étiologies
relevées, elles touchent trois quarts des usagers avec
une nette prédominance des IMC/IMOC (60.1 %). Seules
les lésions médullaires ou neuromusculaires évoluent
d'une manière significative puisqu'elles ne concernent plus
que 14.1 % de la population des IEM, ce taux étant à
la baisse depuis 94/95 (cf annexe tableau 3). Les déficiences
de la motilité volontaire des membres sont pour moitié
repérées dans la catégorie tétraplégie au sens large du terme (52.8 %) mais c'est surtout l'augmentation
sensible des atteintes de type paraplégique et hémiplégique
qui retient l'attention. En 98/99, respectivement 27.9 % (+5 points)
et 13.3 % (+2.4 points) des enfants accueillis en IEM en sont victimes.
Après une nette augmentation des enfants souffrants de déficiences
motrices autres relevée en 97/98, leurs taux se stabilisent.
Un enfant sur deux est concerné par une déficience du
cou et/ou du tronc, un sur trois par une déficience de la phonation
et/ou de l'élocution enfin un sur cinq de problèmes
liés à la déglutition et/ou la succion.
Déficiences
associées 
Aucune évolution significative ne caractérise les déficiences
sensorielles (1/5 pour les déficiences visuelles et 8% pour
les déficiences auditives). Les déficiences somatiques
globalement ont tendance à être légèrement
moins présentes, c'est le cas des déficiences digestives,
urologiques, sphinctériennes, trophiques cutanées et
trophiques osseuses (elles concernent 5 à 9% de la population
des IEM en 1998/1999). On remarquera la forte proportion d'enfants
atteints de déficiences mentales tous degrés
de sévérité confondus (environ 58 %). Une lecture
plus détaillée permet de noter la très faible
part de la déficience mentale sévère ou profond
(5% pour l'année de référence). Contrairement
aux autres EME, les taux de non réponses des questions relatives
aux troubles visuels gnosiques ou apraxiques, aux troubles de la mémoire
et/ou de l'attention et à ceux instrumentaux et neuropsychique
sont trop élevés (aux alentours de 62 %) et de plus,
se conjuguent à un taux de réponse à l'item 'non
évaluable ou indéterminé' trop important (de
l'ordre de 14 à 22 %) pour pouvoir en déduire quelques
réflexions que ce soit. La proportion d'enfants souffrant de
troubles du langage oral, du langage écrit et du calcul mais
aussi de l'expression motrice demeure importante. Les taux relevés
dans les données FIESTA 98/99 dressent un bilan respectif de
54.1, 62.1 et 68.5 %. On soulignera que les troubles du langage sont
plus présents qu'en 97/98. La difficulté à diagnostiquer
ces troubles instrumentaux pour les tout petits amène les directeurs
des établissements à relativiser ces chiffres. Les troubles
somatiques ou à expressions somatiques (5.8 %), ceux de l'humeur
(9 %), de la relation au réel (6 %), du caractère ou
du comportement (12.1 %) ne marquent pas d'évolution significative,
cependant les taux de non réponses attachés à
ces variables repassent au dessus des 10 % (ils se rapprochent le
plus souvent des 12 %) alors qu'en 1997/98 ces pourcentages étaient
plutôt de l'ordre de 8 %. Les troubles à expression mentalisée
subissent aussi cet effet mais leur singularité se traduit
dans une hausse non négligeable de +2.8 points par rapport
à 97/98.
Dépendance et Aides techniques 
L'indice de Barthel, calculé sur 231 personnes
( à titre illustratif compte tenu de forts taux de non-réponses)
montre que les enfants de plus de 6 ans sont pour un quart totalement
dépendants et pour un peu plus d'un tiers sévèrement
dépendants. En ce sens le constat n'est pas différent
de celui diagnostiqué un an plus tôt. Environ 60 à
63 % des enfants utilisent une aide technique pour se déplacer
que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur.
Le fauteuil roulant (manuel ou électrique ) reste le moyen
le plus usité depuis 4 ans. Un peu moins de la moitié
des effectifs se serve d'une aide technique pour communiquer en
classe, particulièrement de l'ordinateur (18.1 %).
Fréquence
des étiologies des enfants/adolescents accueillis en IEM
23. Code diagnostic APF |
Effectif |
|
Pourcentage |
|
|
|
|
|
|
|
|
95/96
96/97
97/98
98/99
95/96
96/97
97/98 |
98/99 |
LESIONS CEREBRALES |
789
785
886
717
71
72
73 |
74,4 |
IMC/IMOC |
605
624
709
561
54,4
57
58,5 |
60,1 |
Traumatisme crânien |
52
47
60
42
4,7
4,1
5,0 |
4,5 |
Accident vasculaire cérébral |
9
10
11
12
0,8
0,9
0,9 |
1,2 |
Tumeurs cérébrales |
9
7
6
8
0,8
0,6
0,5 |
0,8 |
Malformations cérébrales |
19
23
20
20
1,7
2,1
1,7 |
2,1 |
Sclérose en plaques |
-
-
-
-
-
-
- |
- |
Autres encéphalopathies infectieuses/inflamm. |
11
8
9
11
1
0,7
0,7 |
1,1 |
Ataxie de Friedreich |
2
2
2
1
0,2
0,2
0,2 |
0,1 |
Autres encépahalopathies met./deg. |
22
26
29
18
2
2,4
2,4 |
1,9 |
Encéphalopathies toxiques |
1
1
1
1
0,1
0,1
0,1 |
0,1 |
Encéphalopathies épileptiques essentielles |
-
-
2
3
-
-
0,2 |
0,3 |
Retards psychomoteurs d'origine indéterminée |
2
2
2
3
0,2
0,2
0,2 |
0,3 |
Autres lésions cérébrales |
57
35
35
37
5,1
3,2
2,9 |
4 |
LESIONS MEDULLAIRES NEUROMUSCULAIRES |
202
187
208
139
18
17
17 |
14,1 |
Traumatismes médullaires |
11
13
15
6
1
1,2
1,2 |
0,6 |
Spina bifida |
72
64
73
57
6,3
5,9
6,0 |
6,1 |
Poliomyélithe |
4
3
2
1
0,4
0,3
0,2 |
0,1 |
Amyotrophies spinales infantiles (A.S.I) |
13
9
11
6
1,2
0,8
0,9 |
0,6 |
Sclérose latérale amyotrophique (SLA, maladie de Charcot) |
-
1
1
1
-
0,1
0,1 |
0,1 |
Autres amyotrophies spinales |
-
3
1
1
-
0,3
0,1 |
0,1 |
Autres myélopathies |
13
11
12
8
1,2
1,0
1,0 |
0,9 |
Neuropathies héréditaires (dont CMT) |
7
7
10
3
0,6
0,6
0,8 |
0,3 |
Autres neuropathies |
2
2
4
1
0,2
0,2
0,3 |
0,1 |
Dystrophie de Duchenne (DDB) ou de Becker |
57
49
50
37
5,1
4,5
4,1 |
4 |
Autres D.M.P |
4
6
10
4
0,4
0,6
0,8 |
0,4 |
Autres myopathies |
19
17
19
13
1,7
1,6
1,6 |
1,4 |
Autres lésions médul./neuro-musculaires |
-
2
-
1
-
0,2
- |
0,1 |
LESIONS OSTEO-ARTICULAIRES |
62
57
65
39
5,8
5,3
5,3 |
4,1 |
Agénésie de tout ou partie d'un ou plusieurs membres |
6
8
3
4
0,5
0,7
0,2 |
0,4 |
Autres malformations |
4
3
4
3
0,4
0,3
0,3 |
0,3 |
Amputation |
3
2
5
2
0,3
0,2
0,4 |
0,2 |
Ostéochondrites |
3
2
2
1
0,3
0,2
0,2 |
0,1 |
Ostéogenèse imparfaite |
10
9
13
9
0,9
0,8
1,1 |
1 |
Autres dysplasies et dystrophies osseuses |
12
12
18
9
1,1
1,1
1,5 |
1 |
Scoliose et cyphoscoliose (primitive) |
13
11
10
3
1,2
1,0
0,8 |
0,3 |
Polyarthrite rhumatoïde et maladie de Still |
4
4
4
2
0,4
0,4
0,3 |
0,2 |
Autres lésions infec./inflamm./ rhumatis. |
2
2
2
2
0,2
0,2
0,2 |
0,2 |
Lésions ostéo-articulaires traumatiques |
1
1
-
-
0,1
0,1
- |
- |
Autres lés. ostéo-articul. (non traumat.) |
4
3
4
4
0,4
0,3
0,3 |
0,4 |
INCLASSABLES OU INDETERMINEES |
59
59
52
39
5,2
5,4
4,2 |
4,1 |
Inclassable |
|
|
Inclassable avec déficience motrice |
46
40
32
27
4,1
3,7
2,6 |
2,9 |
Inclassable sans préci° sur la déficience preédominante |
6
7
2
1
0,5
0,6
0,2 |
0,1 |
Déficience sensorielle exclusive ou très prédominante |
-
-
-
-
-
-
- |
- |
Déficience mentale exlusive ou très prédominante |
-
-
4
1
-
-
0,3 |
0,1 |
Déficience psychique exclus. ou très préd. hors les. cerebr. |
-
-
-
-
-
-
- |
- |
Déficience viscérale exlusive ou très prédominante |
5
7
4
6
0,4
0,6
0,3 |
0,6 |
Pas de déficience mais "handicap social" |
-
-
-
-
-
-
- |
- |
Indéterminé |
2
5
10
4
0,2
0,5
0,8 |
0,4 |
n.r
57
29
5
10,3 |
3 |

|