Résidents
des structures d'hébergement et de vie sociale
(foyers de
vie)
Données
FIESTA- APF
Pour
des statistiques détaillés 
La
comparaison des enquêtes de 1993 et 1998 portant sur les résidants
des foyers de vie gérés par l'APF a permis de mettre
en évidence l'évolution significative des caractéristiques
étudiées et plus particulièrement de la dépendance
fonctionnelle.
Pour la première fois, on peut tenter de quantifier sur le
plan national l'évolution de la population des résidents.
Jusqu'ici les professionnels des établissements faisaient
part de l'alourdissement des handicaps sans qu'on puisse toujours
quantifier ce fait .
L'ampleur
du vieillissement de la population des résidents se lit à
travers quelques chiffres. En 1993 on n'avait pas pu distinguer
les plus de 60 ans pour en faire une classe d'âge à
part entière compte tenu d'un effectif trop faible. En 1998,
ils représentent près de 14% de la population des
résidents des foyers de vie. Les 1553 résidents de
l'enquête 1998 comparés à ceux de l'enquête
1993 sont plus souvent sous tutelle (25,6 contre 19,3%). D'après
les équipes des foyers, ils se prononcent plus souvent qu'en
1993 pour les besoins suivants : * logement adapté
(70,7 contre 67,6%) * services collectifs (59,4 contre 57,5%)
* auxiliaires de vie (67,9 contre 61,7%) * vie sociale (72,3
contre 61,7%) * soins (43,4 contre 39,3%) * suivi social
important (15,1 contre 10,4%).

D'une
manière générale, ils sont plus concernés
par les déficiences motrices. (à noter que les tétraplégiques
(au sens large) sont plus nombreux en 1998). Les profils étiologiques
sont sensiblement les mêmes en 1993 et 1998 (cf graphique
ci-dessus). Les résidants recensés en 1998 sont plus
nombreux à être atteints des déficiences associées
suivantes : * épilepsie (18,3% contre 9,7%) *
déficience sphinctérienne (33,7% contre 26%) *
troubles de l'humeur ou/et du comportement (45,2% contre 34,3%)
Ils sont plus nombreux à se déplacer en fauteuil roulant
électrique à l'intérieur du foyer (38,3% contre
31,5%). Le degré de dépendance physique (mesuré
par l'indice de Barthel) confirme le fait qu'ils sont plus souvent
dépendants qu'en 1993 (31% d'entre eux sont totalement dépendants
contre 26% en 1993). A y regarder de plus près, ils nécessitent
plus souvent une aide totale ou partielle pour la toilette (70,2%
contre 58,5%) ainsi que pour la prise des repas (70,5% contre 65,6%).
Lorsqu'il y a besoin d'aide, elle est plus souvent permanente en
1998 pour ces 2 actes en plus de l'habillage. Pour finir, ils sont
plus souvent suivis par un médecin spécialiste de
la rééducation (45,2% contre 16,7%) et par un médecin
généraliste (97,8% contre 87,2%) mais sont légèrement
moins nombreux à être sous traitement médicamenteux.
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